dimanche 21 janvier 2018

L’histoire du chasseur, d'Adrienne Yabouza et Antoine Guilloppé, aux éditions L'Élan vert



C’était longtemps après le premier jour du monde. Au bord du village de Bakando, la forêt avait poussé jusqu’au milieu du ciel. Tout le monde craignait de s’y perdre, sauf le jeune Pemba Koli qui n’avait peur de rien. Un jour justement, il s’y aventura avec son arc et ses flèches. Il marcha longtemps, puis se cacha pour attendre le gibier. Arriva ce qui devait arriver. Un bruit d’abord… Pemba Koli poursuit Dengbé la gazelle ! Il court, la flèche mais sans jamais la toucher, et il court encore. Sans y prendre garde, il franchit la rivière-frontière avec le village ennemi. Il est fait de suite prisonnier ! On s’apprête à le frapper, quand une jeune fille intervient et le sauve de la fureur de son village. Pemba Koli n’est-il pas comme eux ? Avec deux yeux, deux bras, deux jambes ? Le jeune homme est libéré… Mais il reviendra car cette jeune fille a de beaux yeux, de grands yeux, les yeux de Dengbé la gazelle ! Et Pemba Koli est tombé amoureux.





L’histoire du chasseur
Adrienne Yabouza  et Antoine Guilloppé

(octobre 2017)


«Ils étaient allés mettre le feu au Centre Culturel Français. Quelle chance pour moi !»- par Yves Pinguilly

Adrienne Yabouza
Originaire de Centrafrique, réfugiée politique, Adrienne Yabouza habite aujourd'hui les Côtes-d’Armor où elle partage son temps entre ses cinq filles et le métier d’écrivain. Elle a exercé mille petits métiers avant de devenir auteur. Quand elle parle de son écriture, Adrienne se souvient qu’elle a été coiffeuse et affirme que « l’écriture et la coiffure ont en commun le style… les mots d’un roman doivent être bien tressés ou bien défrisés ».

Adrienne Yabouza et Yves Pinguilly ont écrit quelques livres ensemble, des romans. Tous évoquent l'Afrique d'aujourd'hui et concernent plus particulièrement la situation des femmes africaines. Ces romans ont souvent été salués par la presse internationale et particulièrement la presse francophone. Pour expliquer leur manière de travailler, Yves et Adrienne disent souvent qu'ils "dansent l'écriture". C'est vrai que leur complicité les fait être dans le même tempo au fil de leurs phrases métissées par le parler populaire africain sans cesse inventif. Leurs romans ne sont jamais un reportage, mais toujours une réinvention du réel par un langage neuf, coloré aussi par les langues nationales sango, lingala... (Librairie Le Bateau Livre à Lille)



Comment se sont-ils rencontrés? Yves Pinguilly le raconte...
«J'attendais avant de traverser une rue trop encombrée, dans ce mille du cœur de la ville que l'on nomme si justement le Point Zéro. Près de moi, sur le trottoir, une petite fille en tressait une autre. Derrière elles, deux femmes. L'une qui m'avait entrevu la veille sur son écran de télévision me demanda ce que je faisais là. C'est vrai que Bangui, n'est pas une ville où les Blancs vont en vacances! Je lui répondis que j'étais invité pour quelques jours. Elle questionna encore. Je lui appris que j'étais écrivain et à sa demande je lui dis mon nom. Sa voisine me lança: «J'ai un livre de toi !». Je lui fis un sourire pour répondre à sa politesse qui ne pouvait être que mensongère. Comment aurait-elle eu un livre de moi? A Bangui, il n'y a aucune vraie librairie ! Je saluai les unes et les autres et je finis par traverser.

Le lendemain à la même heure je repassai au même endroit. Et là, la femme qui avait affirmé «j'ai un livre de toi !» m'attendait, avec effectivement un livre de moi, un roman publié il y a si longtemps que je le croyais oublié de tous et de toutes.

Cette femme-là, c'était Adrienne Yabouza.

Quel bon génie était sorti de l'eau de l'Oubangui ou du couvert des arbres de la grande forêt équatoriale, pour faire que nous nous rencontrions? On peut se le demander, tant il est vrai qu'à Bangui, les talimbis qui sont les terribles hommes-caïmans du fleuve ou les likundü-zotibi qui sont d'effroyables sorciers ne laissent généralement aucun espace pour le hasard.

Jamais, chez moi en Bretagne où derrière l'un des quatre horizons de la France éternelle, où je publie, cela ne m'était arrivé : rencontrer un ou une inconnue me lançant «j'ai un livre de toi!». Dans cette République Centrafricaine, si cassée, si pillée, si éloignée du monde moderne j'étais pour le coup ému, comme on l'est quelques rares fois dans sa vie.

Le livre - Le cœur qui pique les yeux -, qu'Adrienne tenait à la main, avait une histoire. Elle l'avait acheté à l'une de ces "librairies par terre" qui sont des espaces que de petits vendeurs s'aménagent sur le trottoir pour vendre des vieilleries qui sont le plus souvent des classiques scolaires.

Si mon roman s'était trouvé là, en vente, c'est parce qu'il avait été volé au Centre Culturel Français, quand il avait été pillé et brûlé. Le pays allait mal, la foule voulait marcher jusqu'à la présidence où un dictateur régnait. L'armée française, toujours prête à défendre une dictature (et les intérêts de la France) avait empêché les manifestants d'approcher du palais. Alors, la manifestation avait fait demi tour en criant «les français nous emmerdent, on va les emmerder».

D'un bon pas ils étaient allés mettre le feu au Centre Culturel Français. Quelle chance pour moi! Sans cet événement sans doute ne serais-je jamais devenu ami avec Adrienne.... »

Yves Pinguilly
Lire l'intégralité de ce récit sur le site d'Yves Pinguilly. Lire l'interview d'Yves Pinguilly par la librairie La Courte Échelle sur ce site. Lire la présentation du dernier roman d'Adrienne Yabouza, La Maltraite des veuves, par Le Journal de Bangui. Le FB d'Adrienne Yabouza ici. 

La défaite des mères
Bangui allowi
Le bleu du ciel biani biani
Yves Pinguilly, Adrienne Yabouza 
Éd. Oslo - coll. Le temps qui passe



L'Histoire Du Chasseur
De Adrienne Yabouza
Illustrations de Antoine Guillopé
éd. Elan vert



Comme Des Oiseaux
Adrienne Yabouza
Illustrations de Lili La Baleine
éd. Bilboquet



Des albums pour 3 - 9 ans testés avec des enfants par le Comité Albums de la Librairie La Courte Échelle à Rennes





Animé par Gwenaëlle, le COMITE ALBUMS de la Librairie Sorcière la Courte Échelle à Rennes est composé de bibliothécaires, d'enseignants en maternelle et de parents qui souhaitent tester les livres devant des groupes d'enfants de 3 à 9 ans.

La Courte Échelle remercie Lire et Faire Lire, Livres en vadrouille, les Bibliothèques de Rennes et de Vitré, ainsi que les écoles qui accueillent et les enseignants qui participent à ce comité. et vous invite à découvrir les dernier albums qui les ont inspirés et et qui ont inspiré les enfants auxquels ils les ont lus. C'est ici !

Librairie Sorcière La Courte Échelle à Rennes

Onze comptines choisies par la Librairie… Comptines pour commencer à fêter ses 40 ans !



Les comptines… Ces formulettes, et courts poèmes qui trouvent leur origine, selon le Larousse, dans les jeux des enfants qui les «récitent pour déterminer, par le compte des syllabes, celui ou celle à qui un rôle sera dévolu», sont aussi leurs toutes premières histoires. Elles sont à l'origine du nom de notre librairie.

Nous avons établi une brève sélection - 11 titres - d'albums et livres CD de comptines. Par définition, une sélection n'est pas une bibliographie et encore moins une bibliographie exhaustive. Le choix a été difficile. Nous avons voulu, via certains titres, citer des collections (voir des éditeurs) qui auraient pu toutes entières figurer dans cette sélection. Nous avons eu à coeur de mentionner quelques nouveautés et quelques titres anciens (et toujours incontournables) dans de nouvelles éditions. Etre du côté du patrimoine mais aussi de la fantaisie.

Découvrez notre sélection ici

Librairie Comptines à Bordeaux

La Librairie Pages d'Encre soutient l'association FORM'OSER et le micro-don au moment du paiement de l'achat

https://www.formoser.org/

Le mois dernier Pauline et Benoit sont venus toute la journée à la librairie pour présenter leur association FORM'OSER à nos clients et lancer avec nous le démarrage de l'opération micro-don par le système HEOH.

Ce système offre la possibilité de faire un micro-don de quelques centimes au moment du paiement.

Concrètement, le système Heoh est très simple ! Vous effectuez vos achats normalement, et au moment de payer par carte bleue, l'appareil vous demande si vous souhaitez effectuer "l'arrondi" à l'entier supérieur. Libre à vous d'accepter ou de refuser.

Par exemple, le montant de vos achats s'élève à 16,95€. L'appareil va donc vous demander si vous souhaitez faire l'arrondi à 17,00€. Les 5 centimes supplémentaires seront donc reversés à l'association Form'oser. Vous pouvez également (mais ce n'est pas une obligation) créer un compte sur le site Heoh, et ainsi déclarer vos dons, déductibles des impôts.

FORM'OSER est une association qui développe et accompagne des initiatives de coopération et de solidarité dans la province de Formosa en Argentine. Elle est engagée dans deux projets : l'accompagnement du réseau de micro-crédit "No Podemos Fracasar" et la prévention contre la toxicomanie auprès des jeunes. En France, Form'Oser mène aussi des actions d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale.

Nous connaissons Benoit et Pauline depuis des années et nous avons suivi leur projet depuis le début. C'est avec une grande fierté que nous nous associons avec eux aujourd'hui pour les accompagner dans leurs engagements.

Librairie Sorcière Pages d'Encre à Amiens

https://www.formoser.org/